Sweeney Todd, the demon barber of Fleet Street
Un Tim Burton, et avec Johnny Depp et Helena Bonham Carter. J’ai tout dit.

L'affiche du film
Bon, ok, je développe le minimum syndical. Pour ce qui est de l’histoire : Benjamin Barker, barbier à Londres, avait une jolie femme et une ravissante petite fille. Evidemment, ça ne dure pas, et Barker est emprisonné loin-très-loin pour un motif absolument inepte, histoire que le juge Turpin lui pique femme et enfant.
15 ans plus tard, Barker revient à Londres sous le nom de Sweeney Todd et prépare sa vengeance.
Aucun spoiler dans ce réusmé : si vous avez vu la bande annonce ou tout simplement le film, je viens de résumer les 45 premières secondes. On traîne pas, chez Burton.
D’abord, c’est une comédie musicale, donc ça chante. Un poil trop à mon goût, m’enfin c’est pas non plus comme dans le Fantôme de l’Opéra de Lloyd Weber, où on avait envie de dire « ta gueule » aux protagonistes qui apparemment ne savaient pas parler.
Comédie grinçante, noire et glauque, hémoglobineuse à souhait, complètement déjantée, servie par des acteurs fêlés du bocal grave (Bonham Carter, en particulier, a vraiment fondu une bielle, c’est pas possible autrement).
On rit, pour se demander dans la seconde si on fait vraiment bien de rire. L’écoeurant cède la place au grotesque, et Dickens doit se réjouir d’un film comme celui là : Tim Burton doit être devenu son meilleur pote posthume.
Bref, j’ai vraiment passé un excellent moment.