Ponyo sur la falaise…

Publié par Julie le 11 avr 2009 dans Ecran large |
Abonnez-vous | Article vu 416 fois

…vient probablement de détrôner Kiki la petite sorcière dans mon panthéon perso des films d’Hayao Miyazaki.

Gake no Ue no PonyoEt c’est pas peu dire, quand on sait à quel point j’avais adoré Kiki, malgré son prénom ridicule. Ceci dit, je suis bien contente de pas avoir à écrire d’article pour un journal officiel de cinéma, ce serait vraiment trop difficile. D’abord parce que la liste des superlatifs a été épuisée dès lors qu’il s’agit du travail de Miyazaki, ensuite parce que je n’ai absolument aucune légitimité pour faire ce genre d’article.

Surtout quand on connaît mes goûts de chiottes en matière de cinéma : j’ai adoré les Choristes et Sex and the City, détesté Predator, suis restée insensible devant Blade Runner, bref, j’en passe et des meilleurs. Fred, toute mon éducation est à refaire, et il m’arrive souvent d’avoir la tête dure comme du bois. Cf mon billet précédent sur mes restes de sale gosse.

Retour au sujet de base, Ponyo, donc.

On le sait, ou on le découvre (comme moi), Miyazaki travaille à l’ancienne, tout à la main, sans assistance computeresque. Déjà, là, on admire la performance et on se rend compte qu’en termes de décors et d’ambiance, son fils est à la rue grave. (celui qui a fait les Contes de Terremer, très joli film par ailleurs).
Cette technique quasi ancestrale met le dessin totalement au service de l’histoire, pas de débauche d’effets spéciaux, pas de matuvu, pas d’excès diversévariés, tout est en place, rien n’est à jeter.

Les personnages sont plus attachants les uns que les autres, mention spéciale aux enfants ; apparemment, Miyazaki les préfère aux adultes, ce en quoi il n’a ptet pas tout à fait tort. Et il les connaît tellement bien que j’ai eu l’impression d’avoir 5 ans pendant tout le film, donc j’ai cru absolument à toute l’histoire. Mais là encore, c’est ptet des reflux de jeunesse mal digérés, qui ont du mal à passer ?

Comme vous l’aurez remarqué, je ne parle pas de l’histoire, vous êtes assez grands pour la trouver si le coeur vous en dit. Le problème, c’est que parler de ce film en s’en tenant à l’histoire serait par trop réducteur. Et puis raconter la trame générale signidierait faire l’impasse sur les petits points de détail qui ont toute leur importance.
En revanche, il me semble apprécier davantage les films de Miyazaki en général et celui-ci en particulier depuis que je suis allée au Japon et que j’ai pu constater par moi-même que des choses qui me semblaient très exagérées sont en fait très vraies. Notamment dans les habitudes quotidiennes des enfants, et plus largement des Japonais. L’extrème politesse de tous, la discrétion, la confiance, tout cela est réellement prégnant dans la société japonaise qui ne manque pas de qualités.

(Même si elle a ses défauts, hein, pour rien au monde je ne m’installerai là-bas.)

Mieux encore, il se dégage de ces films une impression générale d’innocence et de délicatesse extrèmement reposante. Impression confortée dans le cas de Ponyo par l’univers marin, apaisant pour les yeux et l’esprit. Pas de violence, c’est pas la peine !

Pour synthétiser un peu ma pensée, ce film m’a vraiment mise à plat ventre. A voir.

Et je vous laisse sur un tableau de Delphine Charlotte, artiste dont j’ai découvert l’oeuvre par le plus grand des hasards.

Pivoines roses

4 commentaires

Eagle
11 avr 2009 à 9 h 29 min

« ce film m’a vraiment mise à plat ventre »

Et enceinte, je vous laisse imaginer le spectacle ;)

Concernant le film, je suis resté les yeux grands ouverts à rire et à admirer le spectacle qu’est Ponyo… comme un gosse ! C’est très addictif, alors attention, vous êtes prévenus.

« Ponyo Ponyo Sakana no ko… »


 
Julie
11 avr 2009 à 9 h 32 min

Je crois qu’on était quasiment les seules personnes à connaître le générique de fin par cœur, et à le chantonner avant même la fin du film, à chaque fois que le thème apparaissait…

Faut dire qu’on est revenus du Japon avec le single ET l’album.
Ils sont fous ces Gaulois.


 
ze courlis
17 avr 2009 à 10 h 53 min

je suis une grande fan des films de Miyazaki également, surtout pour le graphisme dont je suis inconditionnelle (moins sur les narrations parfois brouillonnes et mièvres).
Merci de me faire découvrir ce magnifique travail de Delphine Charlotte, j’aimerais en savoir plus, j’admire …


 
Julie
17 avr 2009 à 11 h 10 min

Je ne connais pas du tout Delphine Charlotte, je n’ai vu son travail sur le net que par le plus grand des hasards. (mais je l’ai déjà dit)

En revanche, voilà l’adresse de son site : http://www.delphinecharlotte.com

On y retrouve ses oeuvres, ainsi que d’autres informations.


 

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