Persépolis
Vous voulez voir un vrai bijou ? Une vraie beauté ? Regardez Persépolis.
L’histoire, très vite : Marjane Satrapi, Iranienne, nous raconte sa vie de 1978 à Téhéran aux anées 90, quand elle part s’exiler en France.
Film autobiographique donc. Marjane a connu la révolution qui a fait tomber le shah (à bas le shah – ceux qui l’ont vu comprendront) et la première guerre du Golfe, lorsque Saddam n’a rien trouvé de mieux à faire que pilonner Téhéran, alors que l’Occident armait les deux camps. Aha, la bonne blague.
Film ? Non, en fait, vous le savez tous, c’est l’adaptation de la BD de Marjane Satrapi : dessins en noir et blanc, d’une douceur et d’une délicatese extrème.
Pourtant, on n’évite pas de montrer la violence, sans impudeur mais sans se voiler la face. Les décors sont d’une beauté à couper le souffle et la simplicité des dessins des personnages permet de s’identifier presque à chacun d’eux.
Marjane est née dans une famille cultivée, sa mère et sa grand-mère sont des femmes libres et modernes. Surtout sa grand-mère qui lâche les pires grossièretés et les pires irrespects avec une grande classe. Cette éducation et les valeurs qu’elle en retire permettent à Marjane de survivre à l’histoire chaotique de son pays, à ses déceptions amoureuses et à un premier exil à Vienne qu’elle vivra disons… mal.
Il faut absolument voir Persépolis.
C’est beau, et les voix de Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve et Danielle Darieux y sont pour quelque chose.