Le sketch de la commission médicale.
Je savais que vous attendiez des nouvelles du front avec impatience.
De quel front parlé-je ? Bin de celui du permis, voyons, suivez un peu.
Comme j’ai un lectorat fidèle et passionné (au moins), nul n’est besoin de faire un rappel des faits, même si inclure dans ce billet un lien vers les événements passés ne devrait pas faire de mal.
Nous en étions donc restés au moment où la préfecture me réclamait un dossier que je n’avais pas en ma possession, vu qu’il roupillait tranquillou chez eux.
Sur quoi je renvoie un courrier avec photos d’identité, enveloppe libellée à mon adresse et lettre expliquant que c’est pas de la mauvaise volonté, mais vraiment, mon dossier, vous l’avez déjà.
Erreur fatale : mon courrier n’était pas en recommandé. Il a donc été superbement ignoré. Les bâtards.
En désespoir de cause, je renvoie les mêmes éléments, la lettre un chouïa plus sèche, et en recommandé. J’obtiens un rendez-vous trois jours plus tard. Nan mais sérieusement.
Donc je suis contente, j’ai mon rendez-vous, en plus c’est tôt le matin (oui, 9h 40, c’est tôt), ça me flinguera pas ma journée. Tu parles, Charles. J’aurais ptet dû me méfier.
Etant bête et disciplinée, je me pointe à l’ heure au rendez-vous. Je me dis que de toutes façons, à cette heure matinale, ils pouvaient au plus avoir 10 minutes de retard. Ce qui aurait pu me mettre la puce à l’oreille, c’est le nombre de personnes dans la salle d’attente.
Je commence à faire ce pour quoi je suis en train de devenir la meilleure : j’attends.
Une heure. Pendant laquelle Charlotte, qui jouait sur les quais avec son père, commence à avoir froid et doit rentrer : je rentrerai donc en bus. La journée commence bien. (ceci dit, dans la bataille, j’ai gagné une photo de Charlotte jouant sur les berges, de quoi gagatiser quelques minutes en attendant le bon voiloir des médecins)
Et puis vient mon tour. Pas d’appel, ni de billet d’aucune sorte : à toi d’avoir repérée quand tu es arrivée, ha ha !
Je passe donc la première porte bleue, derrière laquelle se trouve… une autre porte bleue, fermée à clef. Je me retrouve donc dans un placard agrémenté d’un micro-banc, d’un miroir et d’un petit panneau tout mignon disant que la consultation doit se faire en soutien-gorge et en slip. Déjà passablement de mauvaise humeur, je décide que merde, pour un examen de la vue, j’ai pas besoin de montrer mes seins ni mes sous-vêtements. Je suis pas médecin mais quand même.
Je continue donc à poireauter (j’adore ça), pendant que les deux médecins qui vont m’examiner (oui, ils sont deux, ça doit être en cas d’agression) conversent aimablement de pralines, de Carrefour et de déjeuner en terrasse. Vous avez dit foutage de gueule ?
Tout ça pour qu’après un examen très approfondi d’environ 10 secondes, on me dise que comme j’avais pas encore le permis j’avais pas besoin de venir à la commission médicale ce jour là. Bon, à part pour récupérer mon dossier, de façon à pouvoir le passer, ce permis. Ah ben ouais, quand même.
Et pour finir la journée, l’ayatollah du rangement qui me sert de mari a décidé que j’avais voulu ranger intégralement le dressing. Ce qu’il a réussi à me faire croire, en plus, c’est dire s’il est doué.
Fucking 29 juillet. (l’anniversaire de StatesMarie, ha ha, je le sais !) (private joke)