Chronique japonaise
de Nicolas Bouvier.
Un récit de voyage, pour changer.
Un récit lumineux, qui sent le thé vert, la fumée et le zen. Je veux dire par là qu’il est tellement évocateur qu’on se croit au Japon, qu’on en est imprégné.
Le style est proche de l’épure, les chroniques en sont extrêmement denses en culture, en vie, en histoire, en sensations. Comme il l’est très justement signalé sur la quatrième de couverture, là où beaucoup ont besoin d’une bibliothèque entière pour tenter de capter vaguement l’esprit du Japon, Nicolas Bouvier le restitue en une ligne. Tant de concision, de précision…
Il ne plaira pas à tout le monde, et même les amateurs du Japon n’y trouveront peut-être pas leur compte. J’y ai trouvé une façon très juste de parler de ce pays, même si elle date un peu : le Japon a très vite évolué, et ces carnets ont été tenus de 1964 à 1966.
Mais l’âme immortelle japonaise y plane. Rien à ajouter.