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Publié par Julie le 23 juin 2009 dans Ecran large, Pensées profondes |
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Avec Antoine de Caunes et Aure Atika (entre autres).

Les femmes devraient être des hommes, parfois. Ou pas.L’histoire est très simple : Marianne voit sa carrière ralentie (plafonnée, en fait) à cause des contraintes de sa vie de mère. Et elle décide, à juste titre, que c’en est trop, nan mais oh. Du coup, elle fait croire à Bruno, son mari, qu’elle part 6 mois au Japon et le laisse s’occuper de ses deux mômes.
En culpabilisant à mort, bien entendu.
Et évidemment, tout ne se passe pas comme prévu.
Bon, bien sûr, ça finit bien, la compréhension s’installe, Bruno fait des efforts, Marianne peut avoir une vraie carrière et tout le monde est très content.

En plus d’une comédie facile mais efficace (un papa qui sait même pas où est l’école ni cuisiner autre chose qu’une pizza surgelée me fera toujours mourir de rire), on peut trouver des réflexions sur l’égalité homme/femme, en dehors des revendications salariales.
Certes, ces pistes ne sont pas explorées à fond, ce n’est pas le propos du film qui se veut avant tout léger et drôle, on n’est pas dans la dénonciation, mais quand même.

Le personnage joué par Victoria Abril, notamment, est frappant : une femme-homme comme seule la vie d’entreprise sait en créer. Elle a fait le choix de sa carrière, en plus de ses enfants, et de ne pas se laisser traiter n’importe comment par ses collègues plus testostéronés qu’elle. Ce qui donne une femme célibataire, qui consomme les amants come des kleenex, voit ses enfants de 22h à 6h du mat’ et doit lutter tous les jours pour justifier son poste à responsabilités.
Pour Marianne, la pression est la même, il y a d’ailleurs une scène très drôle au début du film, dans laquelle Marianne est interrompue par le directeur de l’école de sa fille pendant une réunion. L’urgence ? Un oubli de chaussons de gymnastique… et pour se débarasser de l’importun, Marianne doit recourir au prétexte du repassage à terminer, ce qui entre bien mieux dans les conceptions du travail d’une femme qu’a le directeur q’une réunion importante à la tête d’une boîte de com.

Un débat avait déjà été lancé sur Mon blog de fille, débat duquel était finalement ressorti que pour faire sauter le « plafond de verre » qui bloque les mères de famille dans leur vie professionnelle, bin il faudrait revoir entièrement tous les rôles homme-femme, donc la société entière.
Après tout, pourquoi est-ce que c’est toujours môman qu’on appelle quand fifille a un rhume ?
Pourquoi pôpa serait moins compétent ?

Enfin bref, voilà qui fait un peu « viens, on refait le monde autour d’un café », m’enfin j’ai du mal à faire mieux en ce moment.

En tout cas, je vais mettre le numéro de Chéri² dans la case « personne à prévenir en cas d’urgence ».

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